Le matériel, la voie et les bâtiments.

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Bibliographie
Remerciements

 

Dans un souci d'économie, il y avait une recherche de standardisation tant dans le choix du matériel que des bâtiments.

 

Le matériel

Les locomotives étaient des Corpet et Louvet de 17 tonnes type 030 (trois essieux moteurs pour les profanes) pour les n° 8 à 21 : ce modèle de locomotive était très répandu dans les compagnies de chemin de fer secondaire et déjà fabriqué depuis de nombreuses années, donc éprouvé. Les locomotives n°1 à 7 étaient des Buffaud et Robatel de type voisin aux Corpet Louvet. Enfin il y en avait une 22 ème, une Weidknecht carossée type tramway ; elle avait été construite en 1889 pour une entreprise de travaux publics et a participé à la construction de lignes dans la Nièvre et le Loiret enfin à la construction de Castelsarrasin Lavit. Baptisée "Marie-Louise", elle termina sa carrière comme locomotive de manoeuvres en gare de Montauban. Toutes les photos des locomotives ICI

La Compagnie a acquis trois automotrices à essence Horme et Buire qui circuleront en alternance sur les lignes du réseau. Elles pouvaient emporter 26 voyageurs (dont 14 assis) dans un compartiment voyageur et des bagages. Leur puissance était de 42 CV (voir la page). Voir ICI toutes les péripéties de la construction des automotrices

Pour le matériel remorqué, il était composé de voitures 1ère et 2ème classe, de voitures 2ème classe, de fourgons, pour le matériel voyageur, et de wagons tombereaux, couverts et plats pour le matériel marchandises. Chaque ligne possédait en outre un wagon-grue. Le matériel voyageur était de fabrication Horme et Buire en majorité ou Decauville pour le reste. Les banquettes sont en bois (pitchpin) pour les secondes et en simili-cuir pour les premières. 

- 51 voitures voyageurs (accès par plate-forme d'extrémité) dont 21 voitures mixtes de 6+14 places série Ab1 à 21 et 30 voitures de 2ème classe de 24 places série B1 à 30.

Exemple : dans un rapport d'accident , le chef de train Ausset note en marge, comme c'est le réglement la composition du train spécial du mardi 22 février 1921 (jour de foire à Valence) , les voitures mixtes ABf 5 et 6 (f pour freinée ?), deux voitures Bf 28 et 30 et le fourgon Df 5 ; 5,5 t pour chaque voiture et 5t pour le fourgon. Malheureusement pas de numéro de la locomotive.

- 11 fourgons à bagages avec compartiment postal CU de 5 t série D1 à 11.

- 40 couverts série K CU 10 t

- 50 tombereaux série U CU 10 t

- 50 plats série H CU 10 t

- 4 grues roulantes.

(10 tombereaux furent transformés en couverts les wagons les plus utilisés pour le transport des fruits.)

Chaque gare terminus, Castelsarrasin, Caussade, Valence d'Agen et naturellement Montauban, étaient reliées par un embranchement à la gare à 60 m Midi correspondante afin de faciliter les échanges de matériel (les automotrices en particulier). Malheureusement aucune photographie de ces échanges et du matériel employé, les locomotives rentrant chez le constructeur à Courbevoie pour les révisions générales et les automotrices échangées entre les les lignes.

La voie

La voie à l'écartement d'un mètre était le plus souvent en accotement de route séparée de celle-ci par une bordure (130 sur 183 km). Elle était en rails Vignole de 20kg/m sur traverses en chêne créosoté ou pin sulfaté. L'entrevoie était pavé dans les zones inondables. Le rayon minimum des courbes montait à 75 m (jusqu'à 35 m dans les gares). Les rampes ne s'élevaient pas au dessus de 20 mm/m sauf sur Montauban Molières où l'on trouvait des rampes allant jusqu'à 48 mm/m. La gare principale du réseau était dans le quartier de Villebourbon où on avait aussi construit le dépôt, les ateliers et les installations de transbordement avec le Midi; d'autres dépôts et chantiers de transbordement étaient installés à Castelsarrasin, Valence d'Agen et Caussade.

Des photos de rail et de traverse : des éléments retrouvés 80 ans après le démantélement du réseau.

Ouvrages d'art

Franchissement du Tarn sur le pont du Paris Orléans (ligne 1) 430 m ; deux ponts suspendus modifiés Gisclard sur la Garonne 232 m (ligne4) et 150 m (ligne 2) ; trois autres ponts de 12 à 60 m ; deux tunnels sur la ligne 6.


Les bâtiments

Le souci de standardisation est là aussi très poussé : il est prévu quatre types de gare : la halte simple sans personnel sédentaire, la gare de passage (le type le plus répandu), la gare importante (qu'on implantait dans les chefs lieux de canton) et enfin la gare de terminus. Voir les quatre types de gare.

Exceptée la gare de Montauban, toutes les gares sont encore présentes, plus ou moins heureuseusement modifiées dans leur architecture ; voici un aperçu des différents aménagements de la gare de passage, la plus répandue sur le réseau. Voir les photos de la gare de passage

Voir toutes les gares du Tarn et Garonne ICI

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