Les automotrices à essence.

Retour



Cette photo aurait été prise à la sortie des usines de la société Horme et Buire.

En 1923, il s'avère, alors que la ligne 4 n'est pas encore pour demain, que l'exploitation de tous les trains en traction vapeur revient trop cher. La compagnie décide d'acquérir des automotrices à essence Horme et Buire .
Lire ICI le contrat  établi entre le Département du Tarn et Garonne  et la société Horm et Buire de Lyon. Ce contrat , qui sera signé en septembre 1923, nous apprend beaucoup sur ces automotrices dont j'essaie de résumer dans cette page les caractéristiques.
Entre septembre 1923 et le printemps 1924, vont s'ensuivre un grand nombres de correspondances entre d'un côté la compagnie TTG et  le représentant du département l'ingénieur Baron des Ponts et Chaussées du Tarn et Garonne et de l'autre côté, la société Horme et Buire de Lyon, constructrice, et l'ingénieur Coudert des Ponts et Chaussées du Rhône qui représente sur place les intérêts des Tarn et Garonnais.

Premier échange de correspondance  dès la fin septembre, sur les portes coulissantes et l'embrayage ; la société demande des précisions sur l'aménagement postal.

Le 24 octobre apparait un nouveau personnage M.Coudert ingénieur des P et C du Rhône qui vérifie l'avancée de la construction des automotrices, pour le moment, ici les études : il fait, dans un long courrier manuscrit, quelques remarques très pertinentes, notammment sur la marche arrière : en effet, il est prévu un inverseur de marche et une boite de vitesses séparés, ce qui permettrait au conducteur de rouler très vite en marche arrière avec une visibilité dégradée.

Le 26 octobre, un courrier du Directeur des TTG  M.Dupuis à l'ingénieur Baron des P et C du Tarn et Garonne : les plaques tournantes à chaque terminus sont concues pour un empattement de 2,80m ! Hors les automotrices ont un empattement de 3 m.... les ponts tournants qui ont été fabriqués par les établissments Chappée Au Mans (célèbres cuisinières) doivent être adaptés. La solution parait vite trouvée, il suffit d'allonger une des deux voies de la plaque, mais il va y avoir un porte à faux , d'où les calculs savants des ingénieurs sur la résistance nécessaire des rails. Début novembre l'ingénieur des P et C du Tarn et Garonne rend son rapport.. Rien n'est encore décidé.

Début décembre l'ingénieur envoie un courrier , fruit des réflexions sur les TTG, sur la modification des plaques tournantes. Sept plaques tournantes sont à modifier ; un système de retorunement sur vérin sous les automotrices a été envisagé mais vite abandonné car le châssis n'étant pas prévu pour cette manoeuvre (les Autorails Billard et De Dion utiliseront cette technique). La société Horme et Buire envoie un plan de modification des plaques tournantes ;

Pendant ce temps, début novembre, il faut penser à l'aménagement du "coin postal".  Tout est détaillé ! De même pour les porte-lanternes.

Le 7 novembre, M.Coudert l'ingénieur des P et C du Rhône envoie un rapport d'inspection des études et de la fabrication des automotrices. On laisse à la société Horme et Buire la possbilité d'adapter le freinage en respectant la réglementation en vigueur.

Le 29 décembre 1923, M.Baron ingénieur en chef des P et C du Tarn et Garonne s'inquiète, auprès d'Horme et Buire,  du retard pris par la construction de la première automotrice (livrable le 15 janvier !) ; la fabrication va prendre beaucoup de retard, comme en attestent les courriers de M.Coudert de Lyon. Les automotrices seront livrées, vraisemblablement courant mai 1924.

Tous les documents de ces pages sont issus de la Collection J.Linon ; qu'il en soit remercié.

Retour