Les dépôts de Montauban

          Le chemin de fer est arrivé à Montauban Villebourbon en 1856 : ligne Compagnie du Midi Bordeaux-Toulouse. En 1858, s'embranche à la sortie côté Bordeaux une voie unique vers Lexos de la Compagnie du Paris-Orléans (PO ; cette compagnie a repris la ligne presque achevée au Grand Central en 1857). En 1884, le PO ouvre la ligne Montauban-Cahors. Elle sera prolongée jusqu'à Brive en 1891. En 1888, le Midi ouvre la ligne Montauban-Castres qui reliera Montauban à Béziers via Saint Pons. Enfin, une antenne vers Beaumont de Lomagne s'ouvrira à partir de Castelsarrasin. (Elle devait être prolongée jusqu'à Gimont, ligne Toulouse-Auch, les travaux seront quasiment achevés, la voie ne sera jamais posée.) 
        Il y a eu donc deux dépôts car si les compagnies se partageaient les emprises de la gare, llles avaient leur matériel roulant propre et qui le restera jusqu'à la fusion en 1934. Le dépôt Midi était en face du Bâtiment Voyageur (BV) vers Toulouse alors que celui du Po est à côté du BV côté Cahors.

Plan du dépôt PO. C'est un parking actuellement.


Plan du dépôt Midi.
Plan des installations PO-Midi de Montauban à télécharger.

          La construction du dépôt PO date de 1887, il fut agrandi en 1891 après l'ouverture de la ligne vers Paris. En 1914, il comptait des petites locomotives 111 et 120 pour les omnibus vers Lexos, Des 130 pour les marchandises vers Lexos. Des 140 série 5000 pour les marchandises vers Cahors, Brive.

Une 140 série 5000 du PO.
          Le dépôt Midi possédait à cette époque des 120 pour les omnibus vers Castres, Toulouse, Agen et vers Beaumont. Et les fameuses 030 série 800 pour le trafic marchandises.

   A cette époque, il n'y avait quasiment pas d'abri pour le mécanicien et le chauffeur.


Une 030 série 800 en gare de Beaumont de Lomagne.

Une 040 Midi pour trains lourds.

En 1939, il circulait encore des 121 B sur Montauban Lexos.
(ici une 121 B à Négrepelisse)
             En novembre 1943, malgré l'occupation, on termine l'électrification de Brive-Montauban, ce qui va supprimer les locomotives à vapeur pour trafic difficile du dépôt. Il existe encore des 121 B pour le trafic sur Lexos et des 141B pour les trains vers Castres. Le reste des locomotives ne viennent au dépôt qu'en transit. En 1960, il n'y a plus de vapeur rattaché au dépôt de Montauban. Il ne reste que les Américaines 141 R et les 231 G qui se "reposent" au dépôt en attendant de repartir vers Bordeaux en tête de marchandises ou express.

Le dépôt PO de Montauban en 1960 ; on distingue de haut en bas : une unité miltiple de BB midi, à côté une 141R, deux autres 141R, puis deux fois une 231 G.

Une des dernières 141 R adulée par le public en gare de Langon.

Fin de la vapeur à Montauban en 1960. Deux 141R à droite attendent de repartir. Alors qu'à gauche une 231G est en train de démarrer pour se mettre en tête d'un express vers Bprdeaux. (A cette époque, l'échange de machines se faisait en 8 min à l'express LB : la 2D2 s'arrêtait en gare, dételée aussitôt elle dégagait vers le nord, la 231G qui attendait sur une voie contigue  n'avait qu'à refouler; attelage et essai de frein, les voyageurs avaient juste le temps d'acheter une boisson au vendeur ambulant du buffet.

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